Oposición de la sociedad civil marroquí a las actividades de la ETN de capital español FADESA en Saïdia


Hace algunos meses ya hicimos referencia en un artículo anterior a los programas de desarrollo turístico que lleva adelante el gobierno de Marruecos desde que subió al trono Mohammed VI, que parece tomar como referencia el modelo del litoral levantino español, así como del importante papel que juega en este plan de desarrollo el capital español; entre ellas, brillando con luz propia, encontramos a la inmobiliaria española FADESA, cuyo presidente Manuel Jové fue condecorado por el mismo rey marroquí por su aportación al desarrollo del turismo del país.

FADESA inició su incursión en Marruecos en el 2000 y hoy es uno de los mayores inversores españoles en el país. También explicamos que en el 2003 obtuvo del gobierno un contrato para la construcción de un gran complejo turístico-residencial, “Mediterrania Saïdia”, en la costa Noroeste; más concretamente en Saïdia. El complejo ocupará una franja costera de más de seis kilómetros, y estará formado por diversos hoteles y campos de golf.

Recordamos en aquel artículo que FADESA es una empresa acusada repetidamente de encontrarse detrás de graves actividades especuladoras en España, como son los casos de Ayamonte (Huelva), donde fue el principal beneficiado de la denunciada recalificación de más de cinco millones de metros cuadrados, o de La Algaba (Sevilla), donde otra recalificación le permitió construir en la línea de la costa, o el de San Xoán de Vilanova (Pontevedra), donde una urbanización suya causó un grave deteriodo de los bancos de marisco. Y esto sin contar con las serias cuitas abiertas con clientes descontentos, hasta el punto de generar blogs exclusivos de afectados (antoniojperez, sindromefadesa, la perla del manzanares).

El proyecto de FADESA en Saïdia no podía dejar indiferente a la sociedad civil marroquí. A continuación presentamos dos recientes artículos denunciando los impactos del proyecto "Mediterrania-Saïdia" y una declaración en contra, publicados en la página web de la organización no gubernamental marroquí Humains et Environnement, y firmados por esta asociación y otras como L’Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental - ESCO (Textos en francés).

 

Les mégaprojets de tourisme à combattre: L’indécent "Mediterrania-Saïdia-Maroc"

25 de febrero de 2007

Le futur grand projet touristique de "Mediterrania-Saïdia-Maroc" exploite la beauté et la richesse culturelle de Saïdia mais en aucun cas, ne va aider la population à sortir de la misère. Des dégâts catastrophiques ont été opérés par l’entreprise Espagnole FADESA, sur la nature, l’environnement et les écosystèmes pour implanter une muraille de béton qu’ils appellent « Hôtels de luxe 5 étoiles sur front de mer ». L’horizon et le ciel bleu ont été colmatés sur un front de 7 Km par le béton, beaucoup de béton, trop de béton pour tirer profit au maximum des touristes au détriment de la population autochtone, qui a été privée de sa plage et du plaisir du soleil et de l’intimité.

Ils ont battis leurs hôtels sur l’ancienne rocade et la forêt du littoral et prétendent que cette zone était désertique. Ils ont arraché des milliers de Genévriers rouges et du Pistachier de l’Atlas et d’autres arbres pour leur futur projet touristique « Mediterrania-Saïdia-Maroc ».

Ils ont détruit les dunes de sables de la plage et le couvert végétal qui stabilisait toute la zone. Tous les moyens sont permis à cette multinationale pour détruire la faune, la flore et les écosystèmes. Des milliers de tortues grecques et de chalcidès ont été écrasés par les bulldozers et les engins de FADESA.

«ce projet est notre ruine et en plus ils insultent l’intelligence de la population du Maroc Oriental ». la population a peine informée du « plus grand projet touristique jamais construit au Maroc» comme le décrit le premier ministre marocain Driss Jattou et l’actuel ministre du tourisme du Maroc, Mr. Adil Douiri.

FADESA et le gouvernement Marocain n’ont pas respecté la loi marocaine 12-03 qui exige une étude d’impact sur l’environnement avant tout projet.

La beauté de la plage a été détruite par lesØ bulldozers et les engins lourds. Toute la végétation naturelle a été rasée. Pour leur profit, ils ont ruiné la nature. Ils ont rasé toutes les dunes sableuses bordières. Ils ont tué des milliers de tortues grecques et de chalcidès.

La route nationale qui servait à la population et aux citoyens de longer le littoral depuis la ville de Saïdia à Cap de l’eau a été détruite par les bulldozers.

Quand cette zone de 7 millions de mètres carrés, abritera trois domaines de golfs 18 trous, 3000 logements, villas et appartements, 6 hôtels de luxe, port sportif, plusieurs marinas, etc le tous sur un front de mer de 7 Km, Ils ne restera plus rien pour les citoyens marocains qui venaient passer leurs vacances sur leur plage habituel. "Nous sommes inquiets pour l’environnement, pour les réserves d’eau en particulier. Personne ne répond à nos questions et il n’y a absolument aucune consultation de la population » exprime la gamine de Saïdia. Les journalistes et les associations de la société civile qui ont également consulté le constructeur de la Méga station balnéaire FADESA, n’ont pas obtenu de réponses au sujet de la consommation d’eau pour l’arrosage du golf. La population n’a jamais été convoquée par les promoteurs pour connaître les plans malgré les dires à la presse sur une soi-disant « consultation avec les habitants ». « Quelle consultation ? Nous ne savons même pas ce que c’est un hôtel cinq étoiles » ajoute cette autre habitante. « Nous sommes inquiets, c’est tout » dit simplement ce père de famille. Pire encore, Mr. Mustapha, membre du conseil communal de Laatamna, déclare que cette riche entreprise n’a même pas payé les taxes nécessaires, relatives aux constructions de cette Méga station touristique.

Il faut dire que les locaux n’ont pas vraiment confiance en leur gouvernement. Le terrain a été cédé à cette multinationale pour trois fois rien. Il parait que le prix de cession ne dépasse pas 67 DH par hectare. Le projet reproduit exactement les mêmes erreurs des grandes stations touristiques : aucune participation des habitants, pas de programme de formation pour les locaux et un luxe indécent qui vient se poser au milieu d’une beauté naturelle et de la pauvreté matérielle des marocains.

Vu par le jeune Aïssa, ce projet ne va profiter qu’aux « Gaouri » terme qui désigne les étrangers, pour moi, ils m’ont privé de la Juniperaie et des parcours pour le troupeau de mon grand père. Car les promoteurs ont déjà prévu d’exploiter leur richesse naturelle et ne manquent pas sur leurs dépliants de prétendre que la zone était désertique et a été aménagée par eux.

Un luxe indécent qui vient se poser au milieu d’une beauté naturelle et de la pauvreté matérielle des Marocains.

Le projet a débuté fin 2003 et les premières unités seront livrées ce mois de juin 2007.

 

Comunicado de prensa a favor de los derechos del agua y en contra de propuestas desarrollistas que la afectan

25 de febrero de 2007

Au terme du débat national sur l’Eau au niveau de la région de l’Oriental qui a eu lieu à Oujda le 19 et 20 février 2007, nous invitons tous les mouvements, les associations, les représentants des droits de l homme, les syndicats, les élus locaux, régionaux, nationaux et les nobles de ce pays, qui se reconnaissent dans les principes, les objectifs et les propositions contenus dans les déclarations de Bamako, Caracas et Mexico à imposer aux décideurs politiques la bonne gestion de l’eau et à dénoncer la politique non participative.

Les associations Homme et Environnement et L’Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental (ESCO) font référence aux principes du "Manifeste de l’eau", aux résultats et aux propositions approuvées lors des deux Forum alternatifs mondiaux de l’eau qu’ils se sont tenus à Florence en 2003 et à Genève en 2005.

Elles entendent exiger l’application du contenu indiqué dans les "Déclarations sur l’eau" des Forums Sociaux Mondiaux de Bamako (janvier 2006), de Caracas (janvier 2006) et du Forum alternatif du Mexique (Mars 2006).

Suite à ces déclarations le gouvernement marocain doit construire ses stratégies d’action pour le futur et honorer les engagements et les objectifs qui aillent au-delà de la répétition et des prépositions non fondées des problèmes de l’eau dans la région de l’oriental.

L’objectif principal de notre participation au dialogue national de l’eau consiste à identifier, en commun, quelques engagements précis qui seront pris par toutes les catégories de participants afin de concrétiser ce qui suit:

-  L’accès à l’eau potable et aux services sanitaires pour tous en tant que droit humain

-  La valorisation et l’utilisation de l’eau en tant que bien commun, patrimoine de l’humanité

-  Le financement public des activités et services relatifs à l’eau pour la vie et à l’eau pour la sécurité d’existence collective

-  La réalisation de structures démocratiques participatives dans le cadre d’une bonne gestion de l’eau

-  L interdiction de tout projet qui fait obstacle aux attentes de la population en terme d’eau ( Terrain de Golf, par exemple)

-  Interdire à Fadesa la construction des trois terrains de golf

-  Chaque département gouvernemental doit assumer ses responsabilités envers les générations à venir et songer à définir et élaborer ses propres engagements pour la bonne gestion de l’eau et d’éviter toute action qui contribue à déséquilibrer les besoins de la population

 

FADESA : Le massacre écologique de Saïdia

11 de febrero de 2007. Mohamed Benata (Président de l’Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental-ESCO)

Avec la complicité et la bénédiction du gouvernement marocain, la Multinationale Espagnole FADESA a déclaré la guerre à la nature, à l’environnement et aux écosystèmes de la plage de SAÎDIA et de son littorale. Après la signature de la maudite convention entre ce promoteur immobilier et le gouvernement marocain le 28/08/2003, la stratégie de cette multinationale consistait dans la construction des appartements et des résidences, dans l’arrière pays, pour occuper le terrain (plus de 700 ha lui ont été octroyé par le gouvernement marocain pour 67 dh l’hectare). Le véritable massacre ne commença qu’en 2006 entre les deux saisons d’estivage après le retour des citoyens de leurs vacances. Un journaliste marocain a qualifié la situation dramatique : La bombe écologique de FADESA contre Saïdia. Tous les moyens sont bon pour la destruction de la nature : Les bulldozers, les engins lourds, les camions, les bétonnières et même le feu . Les victimes : par millier des tortues greques, des chalcidès , piétinés par les engins de FADESA ; le couvert végétal, les arbres forestiers, les acacias, les eucalyptus, le pistachier de l’Atlas et surtout le genévrier rouge, arbre autochtone et bien adapté au littoral, à la salinité et aux sols sableux. Une autre victime : La plage et le sable d’or. L’équilibre ancestral de cette merveilleuse plage a été rompu par l’action irréfléchie et non civilisée de cette multinationale qui n’a d’autres soucis que le profit facile. La conséquence sine qua non de la destruction du couvert végétal, de Juniperaie et de la forêt qui longeait tout le littoral de Saïdia est le démaigrissement des plages. Les dunes sableuses maritimes qui constituaient une réserve des sables qui selon la direction des vents et des courants marins ; tantôt se déplacent vers le continent (direction Sud) tantôt du continent vers la plage (direction Nord) ; n’existent plus. Elles ont été rasées par les bulldozers de cette multinationale et avec elles le couvert végétal. Les conséquences ne vont pas tarder à apparaître. L’étude d’Impact sur l’Environnement imposée par la législation marocaine : Loi N° 12-03 (promulguée par le Dahir N° 1-03-60 du 12 Mai 2003 B.O. N° 5118 du 19 juin 2003), n’a pas été effectuée par cette multinationale (voir article : FADESA Hors la Loi sur le site Internet (http://www.hee.ouvaton.org). Bien que le projet ne soit pas encore achevé, on peut déjà constater l’avancée de la côte de mer vers les hôtels de front de mer de FADESA. Les phénomènes graves de démaigrissement de la plage, se manifestent de plus en plus sur la plage. La disparition de la 19ème plage a déjà été entamée.

La très belle plage avec son sable d’or et sa végétation luxuriante fait place à une plage maigre envahit par une plante épineuse (Surtout ne vous déshabiller pas et n’enlevez pas vos souliers pour aller vous baigner sur ce littoral qui n’est plus la plage d’autre fois). Quand c’était la plage des pauvres Dieu avait préservé sa nature, son sable d’Or, sa végétation naturelle, ses arbres, sa forêt et surtout sa Juniperaie luxuriante. Maintenant que les riches vont coloniser notre plage sous la protection des politiciens de malheur, ils ont tout détruit : Plus de dunes sableuses, plus de sable doré, plus de végétations vertes, plus d’arbre, plus de genévrier rouge, plus rien, à part quelques faux palmier pour le décors et du béton ; beaucoup de béton, même trop de béton... Mais ne vous en faites pas amis de la nature et des écosystèmes ! La revanche de la nature sera fatale et dur à l’image d’un SUNAMY ou de la montée du niveau de la mer suite au réchauffement de la planète et même tout simplement d’un démaigrissement de la plage. Les victimes seront toujours nous, bien sûr, et l’Humanité entière qui aurons perdu un site naturel extraordinaire : La merveilleuse plage de Saïdia dénommée autre foi la perle bleu de la Méditerranée. Les actionnaires, le PDG, le Conseil d’Administration de FADESA et les banques qui ont financé cette Méga catastrophe, ne doivent pas avoir la conscience tranquille : ils sont responsable de la destruction de la plus belle, la plus large et la plus grande perle qui a pu exister sur les côtes méditerranéenne. Alors rendez vous devant le tribunal Marocain et bientôt devant la cour internationale contre les crimes de l’environnement quand elle sera instituée. Le gouvernement Marocain s’est proposé pour accueillir la 1ère réunion des amis de l’Organisation des Nations Unis pour l’Environnement (ONUE). Alors Messieurs les politiciens, qui sont amoureux et défenseurs de l’environnement, si vous êtes vraiment sérieux et de bonne fois, oeuvrez pour l’institution de la Cour internationale de justice pour les crimes contre la nature, l’environnement et les écosystèmes. J’ai déjà un accusé pour cette cour : FADESA et son commanditaire le Gouvernement Marocain.

 

Marzo de 2007